Olivier's adventures in Wonderland

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20fév. 2011

Confort digital

Savez-vous pourquoi les rangées de touches sur nos claviers d’ordinateurs sont décalées les unes par rapport aux autres? À l’origine des claviers on trouve les machines à écrire mécaniques : les lettres gravées sur des blocs de métal étaient fixées au bout d’une tige rigide, et venaient imprimer le caractère correspondant sur la feuille de papier lorsqu’elles étaient activées. C’est donc une contrainte mécanique qui a dicté l’agencement des rangées de touches sur les premiers claviers. Si les rangées avaient été alignées les unes par rapport aux autres, comment toutes les tiges métalliques auraient-elles cohabité sans se gêner? Avec l’électronique et les claviers tels que nous les connaissons aujourd’hui, cette contrainte a entièrement disparu, mais les rangées de touches décalées sont restées, probablement à l’origine pour ne pas contrarier les habitudes des dactylographes et autres virtuoses de la machine à écrire.

Saviez-vous que la disposition des lettres et autres caractères sur nos claviers (le célèbre AZERTY, équivalent national de l’américain QWERTY), n’obéit à aucune logique scientifique ou linguistique, mais bien mécanique, encore une fois à cause des machines à écrire? À l’origine, il est probable que les tous premiers claviers aient utilisé l’ordre alphabétique pour la disposition des lettres. Mais avec la popularisation des machines à écrire, les dactylographes professionnel(le)s tapant de plus en plus vite, un problème est apparu : les tiges métalliques se coinçaient les unes avec les autres si elles étaient activées de manière successive trop rapidement, ce qui devait arriver souvent pour quelqu’un capable de taper "à l’aveugle", sans regarder le clavier. L’idée brillante des fabricants de machines à écrire de l’époque a été de réorganiser les lettres sur le clavier afin que les séquences de lettres les plus fréquentes dans la langue anglaise ne soient pas consécutives sur le clavier (ce qui réduisait les symptômes du problème sans pour autant le résoudre…). De même que pour les rangées décalées, avec l’électronique et les claviers tels que nous les connaissons aujourd’hui, le problème original a complètement disparu : vous pouvez taper aussi vite que vous le souhaitez sur un clavier, pas de risque d’enrayer la mécanique! Et pourtant, le QWERTY et l’AZERTY sont restés. Dur de changer nos habitudes, surtout quand ça implique remettre en question notre manière d’interagir avec les ordinateurs, omniprésents dans notre société.

Pourtant, des gens ont fait ce travail de remise en question depuis longtemps, et nous proposent des solutions pour améliorer notre confort de frappe. J’ai découvert le bépo et le typematrix il y a un peu plus de quatre ans, mais ça n’est que l’an dernier que j’ai décidé de franchir le pas. Je suis informaticien, et en cette qualité, je passe une grande partie de la journée devant mon écran, les doigts sur le clavier. Je suis donc particulièrement exposé aux risques de troubles musculosquelettiques qui affectent les utilisateurs de claviers, comme le syndrôme du canal carpien et autres tendinites. J’ai donc décidé de remettre en question mes outils de travail afin d’améliorer mon confort au quotidien et de donner une chance à mes doigts.

TypeMatrix™ est un fabricant américain qui produit des claviers ergonomiques. Le concept de base est simple : les rangées de touches décalées n’ont plus aucune raison d’être depuis plusieurs décennies, elles sont donc alignées, et les touches des différentes rangées forment ainsi des colonnes parfaitement verticales (d’où l’idée de "matrice"). D’autre part, certaines touches d’utilisation très fréquente (entrée et retour arrière), qu’on trouve habituellement à l’extrême droite du clavier, contraignant l’auriculaire à d’incessantes contorsions, sont situées sur une colonne au centre qui divise le clavier en deux, accessibles par les deux mains, et naturellement à portée de l’index, qui est un doigt fort.

Le bépo quant à lui est une disposition alternative des caractères sur le clavier. Contrairement au QWERTY et à ses dérivés, sa composition obéit à un travail rigoureux de placement des lettres en fonction de plusieurs critères, dont les principaux sont :

  • fréquence d’apparition dans la langue (français en l’occurence)
  • fréquence de groupes de lettres consécutifs dans la langue (digrammes et trigrammes)
  • équilibre de la charge de travail pour chaque main

Ainsi, l’objectif de la disposition n’est plus de pallier aux insuffisances mécaniques d’une machine vieille de 200 ans, mais bien d’optimiser le confort de l’utilisateur. Et ça se ressent au quotidien. Contrairement à une idée reçue assez populaire parmi les informaticiens, il ne s’agit pas d’atteindre des vitesses de frappe vertigineuses (bien qu’une vitesse de frappe accrue soit une possible conséquence d’un plus grand confort). Pour ma part je ne tape pas (ou guère) plus vite qu’avant, en revanche je fais beaucoup moins de fautes de frappe, je tape maintenant vraiment "à l’aveugle" (mon clavier est d’ailleurs vierge), en utilisant mes dix doigts, et je ne souffre plus de tensions dans les doigts et les poignets à la fin d’une longue journée de travail.

Apprendre à utiliser un nouveau clavier et une nouvelle disposition n’est pas chose aisée, ça nécessite de la volonté. C’est un investissement qui peut sembler un peu fou au départ. Au delà du prix du clavier, c’est surtout du temps, de l’assiduité et de la patience qui sont nécessaires pour ré-apprendre à taper de zéro. En quelque sorte, c’est comme apprendre à parler une langue étrangère ou à jouer d’un instrument de musique. Les maladresses linguistiques et les fausses notes sont une étape obligée qu’on laisse bien vite derrière soi. Et avec la maîtrise vient le plaisir.

C’est aussi un investissement sur le long terme. Dans quel état seront mes doigts dans 50 ans? Et ceux de mes collègues qui se battent contre leur clavier tous les jours? Et puis il faut bien l’avouer, l’anti-conformiste qui sommeille en moi retire une grande satisfaction de cette évolution.

Si vous avez lu jusque-là et que la disposition bépo a éveillé votre curiosité, je vous recommande vivement d’aller faire un tour sur le wiki du projet. Il est extrêmement bien documenté et animé par une communauté active et très accueillante.

17oct. 2008

Roadtripping Andalucía

Malgré un titre prometteur mi-anglais mi-espagnol, une fois n'est pas coutume c'est en français que je recommence à écrire. Je n'ai pas trouvé de traduction accrocheuse pour roadtripping (ça sonne bien non?), car c'est bien de ça qu'il s'agit : un peu plus de 2500km en voiture, pendant deux semaines sur les routes d'Andalousie, à la découverte de la région.

Dimanche 14 septembre 2008 : Sabadell - Tarragona

Pour s'échauffer, une première étape très tranquille et un premier arrêt chez mes amis Jordi et Camille, fraîchement revenus de Nouvelle Calédonie, à Tarragona. En plein coeur de la Catalogne, nous déjeunons d'un copieux boeuf bourguignon accompagné d'un non moins copieux gratin dauphinois! Ballade dans Tarragona, sans rien calculer nous sommes arrivés le premier jour des fêtes de la ville qui pour l'occasion est en effervescence, nous assistons donc à un concert de rue en buvant la boisson locale qui coule à flot pendant une semaine : la mamadeta.

Tarragona

Avec Jordi et Camille, à Tarragona.

Lundi 15 septembre 2008 : Tarragona - Cabo de Gata

Cap sur l'Andalousie et la province d'Almería. Après une journée de route, nous arrivons au camping de Cabo de Gata en début de soirée. Le lendemain matin, changement de camping, nous déménageons à las Negras, un joli petit village sur la côte est du cap. Le Cabo de Gata est un parc naturel, la côte est très bien protégée et donc sauvage, les paysages y sont grandioses : un désert montagneux qui se termine en falaises qui plongent dans la Méditerrannée. Après-midi détente à la plage du Playazo, quasi déserte en cette saison. Le jour suivant, nous décidons de visiter l'intérieur des terres en voiture, ce qui nous vaut une mémorable traversée de la sierra de alhamilla et ses virages à n'en plus finir. Nous arrivons finalement à la célèbre playa de los muertos. La nature majestueuse y est malheureusement défigurée au nord par une immonde centrale thermique. Le soir nous assistons aux fêtes du village de Níjar, sorte de banquet populaire d'un autre temps où tous les villageois, du plus vieux au plus jeune, sont habillés en costume traditionnel andalou (robes colorées pour les femmes, chemise, chapeau et bottes de cavalier pour les hommes). Le lendemain, après une matinée farniente au Playazo qui nous a décidément vraiment plu, nous reprenons la route.

El Playazo

Coucher de soleil au Playazo.

Jeudi 18 septembre : Cabo de Gata - Pitres

Après le bord de mer, la montagne. Nous faisons étape au camping de Pitres, dans les Alpujarras de Granada (versant sud de la Sierra Nevada). Les villages perchés de ces montagnes sont, comme les fêtes de Níjar, d'un autre temps. Un ingénieux système de canalisations et de fontaines, hérité des Arabes, les alimente en eau de montagne. Tous ces villages subissent actuellement un profond changement de population, les enfants du cru ayant presque tous fui pour la ville, et les nouveaux arrivants étant pour la plupart des étrangers qui viennent chercher l'air pur. On peut même trouver dans les parages des communautés de hippies qui vivent au plus proche de la nature. Le bureau de tabac du coin d'une petite place de Bubión et son unique ordinateur valide nous permet de nous connecter à internet et d'acheter des entrées pour la visite de l'Alhambra et pour un concert de la Biennale de flamenco de Séville. Pour cause de pas de choix dans la date, changement d'itinéraire : nous passerons d'abord par Séville, puis Cordoue, pour terminer par Grenade. Quelques superbes promenades dans la nature plus tard, et un déjeuner dans un restaurant où le chef irakien nous explique le secret de l'hummus, nous voilà en route pour la capitale de l'Andalousie, Séville.

Capileirilla

Vue sur les Alpujarras depuis Capileirilla.

Samedi 20 septembre : Pitres - Sevilla

Arrivés pas franchement tôt à Séville, nous avons tout juste le temps de trouver une pension (le centre ville en regorge) et de reprendre la voiture pour aller au concert Rock Andaluz, un hommage aux visionnaires qui il y a trente ans commencèrent à mélanger le rock et le flamenco. C'est pour moi une découverte complète, je manque de culture mais les groupes comme Pata Negra, Cai, Tableton, Imán Califato Independiente, m'ont bien plu. Couchés vers 4h30 du matin, nous ne commençons notre promenade dans Séville que tard le lendemain, pour visiter la Cathédrale et sa célèbre tour, la Giralda, seul vestige de la mosquée qui occupait l'endroit avant la reconquête, la Plaza España, le parc Maria Luisa, et passer de nuit au pied de la célèbre Torre de Oro qui garde la rive est du Guadalquivir. Le lendemain, retour à la civilisation oblige, matinée shopping de rigueur, puis visite du quartier gitan de Triana de l'autre côté du fleuve, et nous terminons la journée à la Carboneria, célèbre tablao où nous assistons à un spectacle de flamenco. Le mardi avant de reprendre la route, nous visitons le Real Alcázar, palais-forteresse des rois musulmans puis chrétiens.

Sevilla

La Giralda vue depuis le Real Alcázar.

Mardi 23 septembre : Sevilla - Córdoba

Arrivés en fin de journée à Cordoue, l'ancienne capitale du royaume arabe dans la péninsule, nous nous installons dans une pension tenue par un personnage doté d'un débit de paroles incroyable. Toujours un bon mot ou une histoire à raconter, au bout de 5 minutes d'attention constante je suis épuisé! Moment détente avec un passage par le hammam, une expérience inoubliable, puis dîner de tapas dans le quartier juif. Notre étape à Cordoue étant courte, la matinée suivante est consacrée à la visite de la célèbre Mezquita, la mosquée-cathédrale. Construite par les musulmans c'est un lieu de prière et un labyrinthe de colonnes immense et d'une beauté envoûtante. Après la reconquête par les rois chrétiens, contrairement à leurs habitudes, les nouveaux maîtres des lieux décidèrent de ne pas détruire la mosquée, mais de construire une cathédrale dans la mosquée. L'histoire dit que l'empereur Charles Quint, qui avait autorisé les travaux, se repentit en voyant le résultat, admettant que l'édifice gothique en plein centre de la mosquée avait brisé l'harmonie du lieu. Il n'en reste pas moins que ce complexe, seul du genre au monde, fait rêver en évoquant des splendeurs d'un autre temps.

Córdoba

La Mezquita.

Mercredi 24 septembre : Córdoba - Granada

Arrivés à Grenade en fin de journée, nous nous installons dans une pension aux portes de l'Albaicín, le quartier arabe. La journée de jeudi est consacrée au repos et à la visite de l'Alhambra l'après-midi. Cette imposante forteresse qui domine la ville fut construite par les rois musulmans et abrite plusieurs palais d'un raffinement extrême et des jardins luxuriants. C'est au sommet de la plus haute tour, la torre de vela, que les rois chrétiens Isabelle et Ferdinand firent hisser leurs drapeaux en 1492 comme symbole de la fin d'une reconquête longue et sanglante. Comme partout en Andalousie, de massifs édifices gothiques (ici un palais, une église et un couvent) côtoient les arabesques, dans un mélange architectural étonnant, presque dérangeant. Du souvenir de cette journée je déplore l'afflux touristique et les informations très compliquées et contradictoires sur les contraintes de la visite, et j'envie un diplomate américain, Washington Irving, qui dans les années 1820 séjourna dans l'Alhambra à l'époque où le tourisme n'avait pas encore été inventé, et y écrivit ses célèbres Contes de l'Alhambra. La journée du lendemain est consacrée à une grande promenade dans la ville et dans l'Albaicín. Depuis le mirador de San Nicolás, où on peut écouter la complainte de quelques guitares gitanes, on jouit d'une vue d'exception sur l'Alhambra et son palais d'été, le Generalife. Nous décidons de renouveller l'expérience hammam pour le plaisir des corps, puis nous trouvons un bar où, conformément à la tradition (que je commençais à prendre pour une légende urbaine), pour chaque demi commandé on vous sert une copieuse assiette de tapas. On y resterait toute la nuit!

L'Alhambra

L'Alhambra. Imposante, majestueuse, envoûtante.

Samedi 27 septembre : Granada - Sabadell

Une journée complète dans la voiture, de midi à minuit, en passant par les petites routes andalouses avant de rejoindre les grands axes autoroutiers. Et retour au bercail, des souvenirs plein la tête. L'Andalousie est magique.

01avr. 2007

Unchain my mailbox (baby let me be)

Puisque je me suis remis à bloguer, j'en profite pour vous gratifier d'une réaction à chaud sur un sujet qui commence à me courir sur le haricot. Un coup de gueule quoi, mais pesé, puisque ça fait longtemps que ça me démangeait. Les chaînes de mail...

Par pitié, un peu de jugement et d'esprit critique! Je suis déjà suffisament spammé (une vingtaine de spams par jour sur deux boîtes mail, et je pense que je ne m'en tire pas trop mal, surtout qu'avec un peu d'entraînement, Thunderbird ne laisse rien passer), pour que mes amis n'en rajoutent pas une couche.

Il y a beaucoup de types de chaînes par mail, allant du "répondez à ces 47 questions pour trouver l'amour" aux sollicitations pour sauver un bébé atteint d'une maladie rare, en passant par les parodies (celles-là aussi me gonflent). Vous croyez vraiment qu'AOL et ZDNet vont donner des sous à chaque fois qu'un mail est transmis (en plus du fait qu'il est techniquement impossible de tenir un tel compte), ou que Ericsson va vous offrir un téléphone portable ? Aïe... On ne vous a pas mis au courant ? Le père Noël n'existe pas. Désolé pour cette cruelle déconvenue. Moi aussi je suis tombé de haut quand je l'ai appris, mais j'avais 7 ans.

J'ai reçu aujourd'hui un mail dont le contenu ressemblait à ça :

----- Message transféré ----
S'il vous plait faites le suivre !
merci d'avance.

avec, en pièce jointe, le fichier FAIRESUIVRE.doc.

Formidable! D'une part on ne me demande même pas de le lire, il faut faire suivre... D'autre part, aucune information sur le contenu de ce document, on croit donc les gens assez stupides pour l'ouvrir sans se méfier (et malheureusement on n'a pas tort).

Pour que l'exemple soit complet, il fallait bien que j'ouvrisse ledit document (oh le bel imparfait du subjonctif!), or gmail offre une fonction bien pratique qui permet d'afficher un aperçu d'un document Microsoft Word au format HTML. En substance, car je ne vais pas reproduire le document en entier ici, cette chaîne fait partie de la deuxième catégorie, c'est un appel au secours pour aider à sauver la petite Noëlie, 1 an, atteinte d'une leucémie rare. L'originalité dans cette chaîne, c'est qu'elle est partie d'un fait réel et d'une bonne intention. Et c'est finalement le plus terrible : cette chaîne est apparue en novembre 2003, Noëlie est décédée le 1er juin 2004, et le mail circule toujours, déformé et dans différentes versions.

Ça fout une claque, non ? A tous les gens qui consacrent quelques minutes par jour à faire circuler ces choses, je vous suggère de prendre quelques minutes pour aller lire l'article concernant Noëlie sur hoaxbuster.com. Là vous aurez fait quelque chose d'utile.

Et à l'avenir, un peu de jugeotte avant de cliquer plus vite que votre ombre, utilisez votre cerveau et hoaxbuster.

Post-scriptum : si malgré tout le suivi de chaînes de mail vous démange, que vous êtes accroc, alors prière de me supprimer de votre carnet d'adresses à tout jamais. Merci d'avance.

25mar. 2007

Une famille libre

Il semble que mes efforts pour communiquer mes préoccupations inform-éthiques dans mon entourage ne soient pas complètement vains, malgré mes arguments pas toujours très au point.

Ma maman et mes soeurs étaient depuis un certain temps déjà des utilisatrices enthousiastes de Firefox et Thunderbird. Aujourd'hui je suis très fier de ma p'tite soeur qui vient d'acheter un ordinateur portable. Pas tant pour l'achat d'une machine, bien qu'en soi ça soit une bonne chose, on est toujours plus motivé pour apprendre sur son propre joujou. Non, je suis fier d'elle parce que son premier réflexe a été de chercher une machine sans Windows Vista. Pour acheter une machine sans Windows aujourd'hui, à cause du problème de vente liée, la seule solution consiste à acheter un Mac. Windows d'accord (enfin pas le choix), mais alors Windows XP (un moindre mal à côté de Vista, même si j'imagine que le XP en question est la version SP2 avec le CLUF plein de DRM). Et devinez quoi? A la FNAC, pas moyen d'acheter une machine sans Vista. Le rouleau compresseur Microsoft est en marche, pas de doute.

Je m'égare. Deuxième motif de fierté : le premier réflexe de ma soeur, qui a voulu installer Firefox et Thunderbird à la place des logiciels par défaut honteusement mauvais que sont Internet Explorer et Outlook Express. Un petit coup de main (de fil en fait) pour la configuration de son compte mail, et tout fonctionne comme un charme.

Je lui ai également fait installer OpenOffice.org, et elle est motivée pour apprendre à changer ses habitudes, je pense donc pouvoir tabler rapidement sur une disparition de Microsoft Office de son disque dur, encore une très bonne nouvelle (pour moi, mais surtout pour le libre et pour l'intéropérabilité).

Enfin le point le plus important : ma maman et mes deux soeurs ont envie de passer au tout libre. Pour une migration sans douleur, l'ingrédient indispensable est le geek maison, bien pratique à toujours avoir sous la main. N'étant pas précisément tout près de la Normandie, je prévois donc de prendre une semaine de vacances dans un futur pas trop lointain pour installer Ubuntu sur les 4 machines concernées (deux postes de travail, deux portables) et surtout former les principales intéressées et répondre à toutes leurs questions.

Que du bon tout ça!

26fév. 2007

FOSDEM 2007

I haven't been blogging for some time now (almost 5 months, wow) but I cannot resist making a report of what has been a fantastic week-end. I was in Brussels, Belgium, for three days, mostly attending the FOSDEM conferences and enjoying the rich and subtile flavours of belgian beers.

This was my first time in a free software summit, and I must say I am not disappointed! There was a huge number of beards per square meter and one could feel geekiness in the air. All these developers, ranging from the free software guru to the anonymous hacker (and I am one of them), these thrilling conferences, the no less thrilling conversations with other hackers, great ideas emerging from technical discussions, all of this was just great.

The week-end really started on Friday night, when I arrived at the youth hostel in the city centre where I met Guijemont. From there we headed towards the Roy d'Espagne, a famous pub on the Grand' Place, where the pre-FOSDEM Friday beer event is held before every edition, in a huge room full of hackers from all over Europe (and even further). Waitresses carrying big trays full of belgian beers were trying to keep up with our drinking pace, it must have been a trying night for them!

The serious stuff started on Saturday morning, in Université Libre de Bruxelles, with the first conference, Software patents in Europe by Pieter Hintjens. Then Jim Gettys gave an impressive presentation of the OLPC project, which is amazing. Knowing that making free software allows us, in a way, to make the world better is a great feeling.

After a lunch break, a round of all the stands (Mozilla, Debian, Gentoo, FSFE, Ubuntu, Google, FreeBSD, and many others) and bringing my modest donation to FOSDEM (I got a nice t-shirt!), back to the lecture and developers rooms with lots of interesting stuff: X.Org by Keith Packard (or how to explain the correlation between hacking on X and heavy drinking), What's new in GStreamer by Edward Hervey (whom I had met at a party in Barcelona), Linux Kernel by Andrew Morton, Django by Pim Van Heuven (or how to make web development sexy), and finally Gnome apps with Scheme by Andy Wingo (also seen in Barcelona). In the afternoon, Kaleo joined us, freshly arrived from Barcelona, and Toto also came from Lille. That was the Hull Dream Team reloaded!

It had been a rich day, and the best way to conclude it was in a pub around a few pints, after a well deserved dinner in a restaurant.

After a short night, the show went on with, again, lots of conferences. In the morning, I attended Security testing by Pete Herzog, Metasploit Framework by its main developer, H. D. Moore (very impressive features for security probing), and Elisa by Philippe Normand (Kaleo's project leader, also met in Barcelona). After a short lunch break, Kaleo has to leave to catch his flight back to Spain.

We then attended OpenOffice.org - OpenXML by Michael Meeks and the end of Miguel de Icaza's presentation of Mono, during which an asshole made pointless remarks in a terribly bad english, confusing Linux, open source, proprietary software, profit making... The living proof that, yes, in the free software world too, we have our lot of jerks (although this one was an award winning one, and I tend to think the proportion of such persons in such an event is very low, he was probably the only one). We stayed in the same lecture room for the presentation of GDB tracepoints and their use in kernel debugging, by Jim Blandy, and then Federico Mena Quintero's Profiling Desktop Applications. This guy is a real showman and he knows his topic, now I really want to hack on Gnome (if only days were more than only 24 hours...) !

What does an API look like ?

If you ever doubted it, here is the truth: APIs are like big green monster hidden in flower pots.

We finished with a presentation entitled Linux in embedded security devices by Jan Veldeman, a bit disappointing on the contents, but no regret as there were no other conferences at that time.

And that was it, in a flashlight FOSDEM 2007 was already over, my head was full of great stuff, ideas, projects, a little bit disorientated by the lack of sleep, we headed towards the bus stop under the rain.

Bye bye Brussels, see you next year! And thank you so much to the volunteers who organised all this so well and made it possible, you guys did a wonderful job!

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