Olivier's adventures in Wonderland

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20fév.

Confort digital

Savez-vous pourquoi les rangées de touches sur nos claviers d’ordinateurs sont décalées les unes par rapport aux autres? À l’origine des claviers on trouve les machines à écrire mécaniques : les lettres gravées sur des blocs de métal étaient fixées au bout d’une tige rigide, et venaient imprimer le caractère correspondant sur la feuille de papier lorsqu’elles étaient activées. C’est donc une contrainte mécanique qui a dicté l’agencement des rangées de touches sur les premiers claviers. Si les rangées avaient été alignées les unes par rapport aux autres, comment toutes les tiges métalliques auraient-elles cohabité sans se gêner? Avec l’électronique et les claviers tels que nous les connaissons aujourd’hui, cette contrainte a entièrement disparu, mais les rangées de touches décalées sont restées, probablement à l’origine pour ne pas contrarier les habitudes des dactylographes et autres virtuoses de la machine à écrire.

Saviez-vous que la disposition des lettres et autres caractères sur nos claviers (le célèbre AZERTY, équivalent national de l’américain QWERTY), n’obéit à aucune logique scientifique ou linguistique, mais bien mécanique, encore une fois à cause des machines à écrire? À l’origine, il est probable que les tous premiers claviers aient utilisé l’ordre alphabétique pour la disposition des lettres. Mais avec la popularisation des machines à écrire, les dactylographes professionnel(le)s tapant de plus en plus vite, un problème est apparu : les tiges métalliques se coinçaient les unes avec les autres si elles étaient activées de manière successive trop rapidement, ce qui devait arriver souvent pour quelqu’un capable de taper "à l’aveugle", sans regarder le clavier. L’idée brillante des fabricants de machines à écrire de l’époque a été de réorganiser les lettres sur le clavier afin que les séquences de lettres les plus fréquentes dans la langue anglaise ne soient pas consécutives sur le clavier (ce qui réduisait les symptômes du problème sans pour autant le résoudre…). De même que pour les rangées décalées, avec l’électronique et les claviers tels que nous les connaissons aujourd’hui, le problème original a complètement disparu : vous pouvez taper aussi vite que vous le souhaitez sur un clavier, pas de risque d’enrayer la mécanique! Et pourtant, le QWERTY et l’AZERTY sont restés. Dur de changer nos habitudes, surtout quand ça implique remettre en question notre manière d’interagir avec les ordinateurs, omniprésents dans notre société.

Pourtant, des gens ont fait ce travail de remise en question depuis longtemps, et nous proposent des solutions pour améliorer notre confort de frappe. J’ai découvert le bépo et le typematrix il y a un peu plus de quatre ans, mais ça n’est que l’an dernier que j’ai décidé de franchir le pas. Je suis informaticien, et en cette qualité, je passe une grande partie de la journée devant mon écran, les doigts sur le clavier. Je suis donc particulièrement exposé aux risques de troubles musculosquelettiques qui affectent les utilisateurs de claviers, comme le syndrôme du canal carpien et autres tendinites. J’ai donc décidé de remettre en question mes outils de travail afin d’améliorer mon confort au quotidien et de donner une chance à mes doigts.

TypeMatrix™ est un fabricant américain qui produit des claviers ergonomiques. Le concept de base est simple : les rangées de touches décalées n’ont plus aucune raison d’être depuis plusieurs décennies, elles sont donc alignées, et les touches des différentes rangées forment ainsi des colonnes parfaitement verticales (d’où l’idée de "matrice"). D’autre part, certaines touches d’utilisation très fréquente (entrée et retour arrière), qu’on trouve habituellement à l’extrême droite du clavier, contraignant l’auriculaire à d’incessantes contorsions, sont situées sur une colonne au centre qui divise le clavier en deux, accessibles par les deux mains, et naturellement à portée de l’index, qui est un doigt fort.

Le bépo quant à lui est une disposition alternative des caractères sur le clavier. Contrairement au QWERTY et à ses dérivés, sa composition obéit à un travail rigoureux de placement des lettres en fonction de plusieurs critères, dont les principaux sont :

  • fréquence d’apparition dans la langue (français en l’occurence)
  • fréquence de groupes de lettres consécutifs dans la langue (digrammes et trigrammes)
  • équilibre de la charge de travail pour chaque main

Ainsi, l’objectif de la disposition n’est plus de pallier aux insuffisances mécaniques d’une machine vieille de 200 ans, mais bien d’optimiser le confort de l’utilisateur. Et ça se ressent au quotidien. Contrairement à une idée reçue assez populaire parmi les informaticiens, il ne s’agit pas d’atteindre des vitesses de frappe vertigineuses (bien qu’une vitesse de frappe accrue soit une possible conséquence d’un plus grand confort). Pour ma part je ne tape pas (ou guère) plus vite qu’avant, en revanche je fais beaucoup moins de fautes de frappe, je tape maintenant vraiment "à l’aveugle" (mon clavier est d’ailleurs vierge), en utilisant mes dix doigts, et je ne souffre plus de tensions dans les doigts et les poignets à la fin d’une longue journée de travail.

Apprendre à utiliser un nouveau clavier et une nouvelle disposition n’est pas chose aisée, ça nécessite de la volonté. C’est un investissement qui peut sembler un peu fou au départ. Au delà du prix du clavier, c’est surtout du temps, de l’assiduité et de la patience qui sont nécessaires pour ré-apprendre à taper de zéro. En quelque sorte, c’est comme apprendre à parler une langue étrangère ou à jouer d’un instrument de musique. Les maladresses linguistiques et les fausses notes sont une étape obligée qu’on laisse bien vite derrière soi. Et avec la maîtrise vient le plaisir.

C’est aussi un investissement sur le long terme. Dans quel état seront mes doigts dans 50 ans? Et ceux de mes collègues qui se battent contre leur clavier tous les jours? Et puis il faut bien l’avouer, l’anti-conformiste qui sommeille en moi retire une grande satisfaction de cette évolution.

Si vous avez lu jusque-là et que la disposition bépo a éveillé votre curiosité, je vous recommande vivement d’aller faire un tour sur le wiki du projet. Il est extrêmement bien documenté et animé par une communauté active et très accueillante.

05juil.

Hello Canonical

Today is my first day at Canonical, and I am thrilled to be joining a company that for the past 6 years has led the way and contributed so much to spreading Free Software and delivering Ubuntu to the masses.

I discovered Ubuntu back in 2005, when I first installed the Breezy Badger on my laptop, and I haven't looked back since then! Today I am given the tremendous opportunity to contribute first-hand to this effort within the OEM Services group, and I am really looking forward to working with all the awesome people I had the chance to meet in Brussels at last UDS, and of course all those I haven't met yet!

15mai

Back from UDS-M

I am just back from UDS in Brussels, and it has been a crazy week! A huge thank you to the organizers and to Canonical for sponsoring me to come over and be part of such an amazing event.

It was a very new experience for me, this being my first participation in such an event, and it has been intense from the moment I set foot in the hotel of the venue (and was greeted by a crowd of Ubuntu developers and members of the community, beers in hand) until the final wrap-up after which I had to leave to the airport. Unfortunately I missed the final party and the jam session, I will make sure not to make the same planning mistake next time.

My main interests lied in the desktop, design, user experience and foundations tracks, so that is where I could be seen hanging around most of the time, when I was not enjoying a discussion with all the cool folks I got to meet there. So many renowned hackers and community members gathered together during a full week to brainstorm and discuss ideas and plans for the upcoming 10.10 version of Ubuntu, but above all so many nice people committed to making the world better through what they do best, Free Software.

I particularly enjoyed meeting in person the software-center crowd, Michael, Gary, Matthew, and others, it was very rewarding to get to know the people who I have been collaborating with in the past months, and who invited me to come over and share insights and ideas on the future of this project.

Some very exciting news were unveiled, and a lot of important decisions were made, it looks like it has been a productive week, watch out for the Maverick Meerkat, scheduled to be released on a very special date, it is going to kick ass!

31janv.

Why I am into Free Software

Some people around me often wonder what makes me so enthusiastic about Free Software. Let me give an example that I think illustrates quite well my motivations.

Last week I got a mail from my mum who is a happy user of Ubuntu. She had come across a bug and was asking for help. Someone had sent her a mail with a .ppsx file attached, and she couln't figure out how to open it. Evolution was unable to find the suitable application to handle it, and when she saved the file to disk, it would open with file-roller as a zip archive. Nasty.

The thing is, OpenOffice is perfectly able to open such files when instructed to do so. A quick search revealed that she was not the first one to experience this issue. There was a bug report on Launchpad. I confirmed it, and since no one seemed to be working on it, I decided to give it a go, out of curiosity.

I first reported a bug upstream, then checked out the sources for shared-mime-info, read the instructions to get started, and in no time I had a trivial patch along with a test case.

This is where the beauty of the community development model comes into play. I submitted the patch upstream and informed Ubuntu developers via the bug report. Less than 24 hours later, the patch had been merged upstream, and it took less than an hour for it to be integrated in the package for Ubuntu Lucid, the upcoming version.

Free Software gives me the essential freedom to fix the issues that bother me (known as freedom 1), along with the needed tools to solve them efficiently and support from a dedicated community. And that is priceless.

Still wondering why I am into Free Software?

01avr.

Unchain my mailbox (baby let me be)

Puisque je me suis remis à bloguer, j'en profite pour vous gratifier d'une réaction à chaud sur un sujet qui commence à me courir sur le haricot. Un coup de gueule quoi, mais pesé, puisque ça fait longtemps que ça me démangeait. Les chaînes de mail...

Par pitié, un peu de jugement et d'esprit critique! Je suis déjà suffisament spammé (une vingtaine de spams par jour sur deux boîtes mail, et je pense que je ne m'en tire pas trop mal, surtout qu'avec un peu d'entraînement, Thunderbird ne laisse rien passer), pour que mes amis n'en rajoutent pas une couche.

Il y a beaucoup de types de chaînes par mail, allant du "répondez à ces 47 questions pour trouver l'amour" aux sollicitations pour sauver un bébé atteint d'une maladie rare, en passant par les parodies (celles-là aussi me gonflent). Vous croyez vraiment qu'AOL et ZDNet vont donner des sous à chaque fois qu'un mail est transmis (en plus du fait qu'il est techniquement impossible de tenir un tel compte), ou que Ericsson va vous offrir un téléphone portable ? Aïe... On ne vous a pas mis au courant ? Le père Noël n'existe pas. Désolé pour cette cruelle déconvenue. Moi aussi je suis tombé de haut quand je l'ai appris, mais j'avais 7 ans.

J'ai reçu aujourd'hui un mail dont le contenu ressemblait à ça :

----- Message transféré ----
S'il vous plait faites le suivre !
merci d'avance.

avec, en pièce jointe, le fichier FAIRESUIVRE.doc.

Formidable! D'une part on ne me demande même pas de le lire, il faut faire suivre... D'autre part, aucune information sur le contenu de ce document, on croit donc les gens assez stupides pour l'ouvrir sans se méfier (et malheureusement on n'a pas tort).

Pour que l'exemple soit complet, il fallait bien que j'ouvrisse ledit document (oh le bel imparfait du subjonctif!), or gmail offre une fonction bien pratique qui permet d'afficher un aperçu d'un document Microsoft Word au format HTML. En substance, car je ne vais pas reproduire le document en entier ici, cette chaîne fait partie de la deuxième catégorie, c'est un appel au secours pour aider à sauver la petite Noëlie, 1 an, atteinte d'une leucémie rare. L'originalité dans cette chaîne, c'est qu'elle est partie d'un fait réel et d'une bonne intention. Et c'est finalement le plus terrible : cette chaîne est apparue en novembre 2003, Noëlie est décédée le 1er juin 2004, et le mail circule toujours, déformé et dans différentes versions.

Ça fout une claque, non ? A tous les gens qui consacrent quelques minutes par jour à faire circuler ces choses, je vous suggère de prendre quelques minutes pour aller lire l'article concernant Noëlie sur hoaxbuster.com. Là vous aurez fait quelque chose d'utile.

Et à l'avenir, un peu de jugeotte avant de cliquer plus vite que votre ombre, utilisez votre cerveau et hoaxbuster.

Post-scriptum : si malgré tout le suivi de chaînes de mail vous démange, que vous êtes accroc, alors prière de me supprimer de votre carnet d'adresses à tout jamais. Merci d'avance.

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