Olivier's adventures in Wonderland

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02mar.

Pancake Day

Nous avons Mardi Gras, une bonne excuse pour s'empiffrer de crêpes dégoulinant de sucre, confiture et nutella, et bien les anglais ne sont pas en reste avec le Pancake Day. Pour bien s'intégrer, rien de tel que de se mettre aux coutumes locales. C'est donc fort d'une volonté intégratrice que nous décidâmes d'organiser une petite sauterie pour l'occasion en ma modeste demeure.

Malheureusement pour moi les clichés ont la vie dure. Dans mon imaginaire des spécialités nationales, un pancake c'est plutôt canadien, petit et épais, et ça dégouline de sirop d'érable. Mais j'avais presque complètement oublié qu'on est en Angleterre, et que le référentiel gastronomique est légèrement différent.

En Angleterre donc, pour faire quoi que ce soit dans une cuisine, il faut déjà commencer par trouver des ingrédients, et ça c'est souvent mission impossible. Pour ce que j'en sais, ici la levure chimique n'existe pas, et impossible de trouver du sirop d'érable également. Une fois une pâte presque normale (si ce n'est qu'elle lève de manière intempestive) réalisée, et l'apéro savouré, vient la phase de réalisation des pancakes.

"What are you doing?" est la question qui m'a été posée face à mon magnifique premier essai dorant dans la poële. Et là stupeur, j'apprends que ce que je fais n'est pas un pancake (souvenez-vous, je suis en Angleterre). Après explication, j'apprends qu'un pancake, c'est grand et fin, que la pâte ne doit pas être aussi épaisse, et qu'on met du sucre dessus. Oui, bon en fait, un pancake c'est une crêpe... C'était bien la peine d'appeler ça pancake. Habituellement quand les Anglais ne maîtrisent pas les subtilités d'une recette, ils gardent le nom français. La french baguette par exemple. Ils ont essayé de m'embrouiller...

Malgré tout, mes pancakes étaient très bons (du moins c'est mon opinion), avec une bonne couche de confiture de framboises du jardin de Marie à Louvigny, c'était un vrai régal. Et la prochaine fois, je fais des crêpes...

Apéritif

Un apéritif comme on les apprécie pour se mettre en appétit.

Una, Guij et Steph.

Una, Guij et Steph.

Le marmiton

Ils sont pas beaux mes pancakes?

26fév.

London calling

Non, je n'ai pas abandonné ce blog, mais oui, j'ai du retard dans les articles d'actualité, et j'ai aussi quelques articles qui me trottent dans la tête mais pas assez de temps pour les écrire en ce moment. J'entends d'ici les mauvaises langues qui se demandent très ironiquement ce que je fais de mon temps. Et bien je travaille! Et pas qu'un peu en ce moment, je ne suis même pas allé au pub cette semaine, c'est vous dire! Il y a du laisser-aller dans l'air. J'ai une partie de ma thèse (Mid-year report) à écrire pour dans 3 semaines, peu de temps libre en perspective.

Revenons au sujet de cet article : le week-end à Londres en famille la semaine dernière. Marie a pas mal décrit nos tribulations londoniennes sur son blog, aussi et comme je suis un peu fainéant je vais me contenter de rajouter quelques bricoles. Pour les photos Marie a mis toutes les bonnes dans son article, je n'ai donc rien à ajouter...

A Camden Town samedi nous avons mangé dans un restaurant de spécialités des Caraïbes, très sympa. Hmmm, Marie, décrire Camden Town comme pays gothique c'est je trouve un peu réducteur. Il y avait aussi plein de punks, et ne t'en vas pas confondre des punks et des Wisigoths ou autres Ostrogoths, il y a un sacré fossé :) De manière plus générale le quartier est peuplé d'une faune très bariolée, c'est assez inattendu quand on vient pour la première fois, mais ça fait le charme du quartier. Armelle a acheté un magnifique tee-shirt affichant fièrement : "I'm a natural blonde, please speak slowly".

L'obligatoire visite à Harrods commence à devenir un peu monotone, mais j'ai quand même acheté du très bon thé anglais pour les longues soirées d'hiver.

La visite de la Tate Modern le lendemain m'a bien plu. Je ne suis pas réceptif à tous les styles d'art moderne présentés, et pour être honnête il y même des oeuvres qui me laissent plus que dubitatif, mais il y a aussi des tas de tableaux qui, malgré mon manque patent de culture dans le domaine, éveillent des sentiments/émotions en les regardant sans à priori.

Je n'ai pas grand chose à rajouter, Marie a tout dit (et elle l'a bien fait), sinon que nous avons passé un week-end très sympa, l'accueil toujours chaleureux de Domitille, Fabien, Azélie et Ferdinand n'y étant pas étranger. Maintenant que je commence à un peu connaître Londres du point de vue d'un touriste, mon ambition pour ma prochaine virée là-bas est de découvrir le Londres underground, le Londres de la nuit et de la fête, celui qui bouge! Peut-être l'objet d'un prochain article...

10fév.

Cinq à la maison

Du sang neuf! En deux semaines la maison que je partageais jusque là avec deux colocataires (AbdulAmid, lybien, et Matthew, anglais) s'est remplie, et ça n'est pas pour me déplaire.

Il y a d'abord eu Wimen (orthographe phonétique), chinois, sympa et peut-être un peu plus bavard que les deux autres, mais je ne le vois presque jamais. Il habite la chambre voisine de la mienne.

Enfin lundi est arrivée Lisa, hollandaise. Elle n'est pas ici en tant qu'étudiante mais pour un stage de 5 mois dans le service international de l'université, obligatoire dans ses études de traduction/interprétariat. Elle vient de Maastrich, au sud des Pays-Bas, et avant-hier soir j'ai dîné avec elle. Premier repas partagé avec une colocataire, au bout de 5 mois il serait temps! La pauvre ne pourra pas profiter de mes talents culinaires, étant allergique à une quantité impressionnante de bonne choses.

Je ne pense pas que l'ambiance dans la maison va changer radicalement, on est bien loin d'une casa de locos de l'Auberge Espagnole mais au moins on peut dire que la maison est internationale!

Je vous laisse, je vais assurer mon rôle de français de service : faire de la bonne bouffe qui parfume la maison.

05fév.

Journée à Oxford

Samedi j'ai visité la célèbre ville universitaire où, avec Guijemont, nous avons retrouvé François, qui était l'année dernière à Hull et qui fait un doctorat là-bas.

Rendez-vous était donné à 6h30 pour un voyage de 4h30 de bus. L'ISA avait dû prévoir large pour la population méditerranéenne (au sens large, incluant les Français) traditionnellement retardataire, car les bus ne sont arrivés que vers 7h. Voyage sans encombre, prolongement pas désagréable de ma courte nuit, si ce n'est qu'un fauteil de bus c'est beaucoup moins confortable qu'un lit...

Arrivés à Oxford vers midi, nous avons retrouvé François et sa copine au Ashmolean Museum, dont l'entrée est gratuite, et que nous avons partiellement visité. Nous avons pu y admirer, en vrac, des tableaux allant de la renaissance italienne au cubisme en passant par les impressionnistes français, quelques statues, une jolie collection d'instruments à corde, notamment des ancêtres de la guitare à 10 cordes et un violon à 7 cordes dont deux sur le côté, sûrement abandonné pour cause de trop peu de musiciens aux mains difformes :), et un début d'exposition sur le pélerinage dans les différentes religions. Comme nous n'avions qu'une après-midi sur place et pas l'intention de la passer entièrement dans un musée sans voir la ville, vers 13h30 nous sommes passés aux choses sérieuses.

François nous a menés dans un pub bien caché, le Turf Tavern, qui existe depuis le 16ème siècle, et auquel on n'accède qu'à pied par des passages dissimulés aux regards des non-initiés. Un délicieux poulet chasseur et une pinte d'ale plus tard, nous nous somme remis en route pour admirer les nombreux colleges (une quarantaine je crois) qui constituent l'Université et font de cette ville une merveille d'architecture. Le plus célèbre, Christ Church College, possède des doubles murs d'enceinte, sa propre cathédrale (excusez du peu) et une salle à manger aux dimensions démesurées (où ont d'ailleurs été tournées des scènes des films Harry Potter). Sur les 25 premiers ministres anglais qui sont passés par Oxford, 13 ont été élèves au prestigieux et élitiste Christ Church College... Et notons aussi que de nombreux lieux du college ont inspiré Lewis Carroll, alors professeur de maths dans la célèbre institution, pour l'écriture d'Alice au pays des merveilles.

The Turf Tavern

The Turf Tavern, "an education in intoxication"...

Guijemont, François et sa copine

Guijemont, François et sa copine dans la cour d'un des colleges

Christ Church College

Christ Church College

Un petit tour par le jardin botanique, pas vraiment intéressant à cette saison, puis un arrêt au Museum d'histoire naturelle où j'ai appris que les Velociraptors adultes atteignaient la taille d'une dinde (merci Jurassic Park!) et qu'au Japon ils ont des araignées de mer monstrueuses qui atteignent 4 mètres d'envergure (bonjour le plateau de fruits de mer), et enfin un dernier arrêt au pub, le King's Arms, occasion de goûter une ale locale, avant de reprendre le bus pour Hull.

Monstre marin

Un monstre marin

Journée fatigante mais très intéressante, doublée du plaisir de revoir François. Prochain voyage sur la liste : ?.

01fév.

Haircut

Avant...

Avant...

...Après

...Après

La coiffure réduite à sa plus simple expression, tout en efficacité et en concision, c'est un peu comme ça qu'on pourrait décrire ma première expérience capillaire anglaise...

Mais Kévin, qu'est-ce que t'as fait à tes cheveux? On dirait un pompier. Laisse tomber Kévin, sans tes cheveux longs t'es stérile, tu peux plus surfer. Tu peux aller ramasser des coquillages...

6£, quelques coups de tondeuse bien placés et à peu près 10min plus tard, je me retrouvais dans le froid de Newland Avenue, mon tendre cuir chevelu impudiquement dévoilé à toutes les agressions sournoises du mordant froid (ou serait-ce le froid mordant? J'y perds mon breton...) qui sévit en ce moment.

La prochaine fois, je me ferai un shampoing avant, tout de même...

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